My Work and Research in Psychology

Mon intérêt en psychologie se focalise sur les Motivations Altruistes.

  • Thèse (en cours):
    • « Du véritable altruisme basé sur la valeur personnelle éponyme ».
    • « True altruism based on the eponymous personal value »
  • Publication: « Existe-t-il un véritable altruisme basé sur les valeurs personnelles? (Is there a true altruism based on personnal values) ». Cahiers Internationaux de Psychologie Sociale, N° 93 (2012). Voir sur ce blog: Categorie Publication.
  • Mémoire M2R (Master’s Thesis; 2010): Le Véritable Altruisme comme Valeur Personnelle : Réalité et Liens avec des Comportements Pro-Sociaux Durables. (True altruism as a personal value : Reality and relation to durable prosocial behavior).

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Trouve-t-on une forme de véritable altruisme motivé par les valeurs personnelles de ceux qui la pratiquent ? L’affaire Kitty Genovese, dans les années 1960, a été à l’origine d’une explosion de la recherche sur les comportements prosociaux, et en particulier, concernant cette affaire, sur la défaillance d’un altruisme qu’on avait jusqu’alors plutôt tenu pour allant de soi (Dovidio, Piliavin, Schroeder & Penner, 2006, p. 67). Au cours des années suivantes, la psychologie sociale a mis en évidence de nombreux facteurs situationnels et d’intérêt personnel motivant les comportements prosociaux, si bien qu’on s’est demandé si le véritable altruisme existait ; et si l’altruisme, au fond, n’était pas exclusivement une affaire d’égoïsme.

Naturellement, de telles représentations, extrêmement répandues (Miller, 1999), sont un handicap qu’on peut regretter pour le développement de l’altruisme au sens large. Toutefois, les nombreux travaux menés par Batson et ses collaborateurs dans le dernier quart du vingtième siècle tendent à confirmer l’existence d’un véritable altruisme, du moins sous la forme de l’altruisme basé-empathie (Dovidio et al., 2006, p. 140 ; Bierhoff, 2002, p. 331 ; Batson, 1998), et Batson a récemment appelé à chercher s’il n’y avait pas d’autres formes d’altruisme (Dovidio et al., 2006, p. 337).

Or le bénévolat est un type de comportement prosocial très répandu, puisque par exemple il concerne un quart des Français de plus de 15 ans, et un pourcentage encore plus élevé dans de nombreux autres pays (Mallet, 2007). C’est un comportement généralement durable et planifié, et qui se différencie donc ainsi des réactions spontanées face à des situations d’urgence, sur lesquelles se sont concentrées les recherches précédemment évoquées. Et les valeurs apparaissent comme la première motivation des bénévoles (Clary, Snyder, Ridge, Copeland, Stukas, Haugen & Miene, 1998 ; Caprara & Steca, 2007). D’une part, on observe que la quasi-totalité des cultures contemporaines véhiculent des valeurs véritablement altruistes (Dovidio et al., 2006, pp. 7-18). D’autre part, il est difficile d’imaginer ce qui pourrait amener quelqu’un à faire quelque chose principalement pour quelqu’un d’autre que soi-même. A part le phénomène d’empathie étudié par Batson, les valeurs personnelles sont l’une des rares réponses qui se présentent à l’esprit.

C’est pourquoi j’ai étudié (recherche M2R) si certaines personnes possèdent des valeurs personnelles véritablement altruistes (VPVA), et si celles-ci peuvent expliquer des comportements prosociaux durables.

Voir Résumé / Abstract de la recherche, et article publié dans les CIPS, dans « Catégories ».

 

 

 


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